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La PlayStation 4 de Sony arrive en fin de cycle comme la Xbox One de Microsoft et il est bientôt temps pour elle de prendre une retraite bien méritée. Puissance, processeur, carte graphiques, rétrocompatabilité… penchons-nous dès à présent sur ce que pourrait être, techniquement parlant, la PlayStation 5 et tentons de tracer les grandes lignes de ce qui la différenciera de sa grande soeur.

PROCESSEUR, CARTE GRAPHIQUE : A L’INTÉRIEUR DE LA BÊTE

En matière d’architecture, la nouvelle console de Sony devrait être assez proche de la Playstation 4, en tout cas bien plus que ne l’étaient la PS3 et la PS4 (la première étant connue pour être un cauchemar de programmation). La PS4 repose ainsi sur un processeur et une carte graphique AMD, ce qui sera à nouveau le cas pour la PS5. Mais, bien entendu, en 7 ans, les technologies ont évolué et la puissance de calcul a largement augmenté. Mark Cerny a ainsi confirmé que la PS5 tournera avec un processeur AMD Ryzen de 3e génération, doté de 8 coeurs. Basé sur l’architecture Zen2, il sera gravé en 7 nm. À l’heure actuelle, les processeurs sortis dans le commerce qui se rapprochent le plus de cette description sont les Ryzen 7 3800X et 3700X, tous les deux dotés de 8 coeurs/16 threads (processeurs virtuels) et affichent des fréquences comprises entre 3,9 et 4,5 GHz. On peut donc estimer que le CPU qui équipera la PS5 sera une variante de l’un de ces deux modèles. À titre de comparaison, la PS4 est équipée d’un CPU AMD “Jaguar” doté de deux modules de 4 coeurs chacun, gravé en 28 nm, pour une fréquence de 1,6 GHz. La PS4 Pro est dotée de la même puce, mais cadencée à 2,13 GHz. Nouvelle architecture, plus grande finesse de gravure, fréquences revues à la hausse… Une montée en gamme logique pour une nouvelle génération de console.

DU RAY-TRACING, OUI, MAIS SOUS QUELLE FORME ?

Pour la partie graphique, nous savons que la PS5 sera basée sur un GPU AMD Radeon de génération Navi, sous architecture RDNA, comme l’est la récente 5700XT. Il est dès lors facile d’imaginer que la prochaine console de Sony aura un GPU très proche, ce qui pourrait être le cas, à un détail près : Mark Cerny parle dans son interview de la possibilité de faire du ray-tracing, chose impossible sur les dernières cartes graphiques en date d’AMD. Pour l’heure, seul Nvidia, avec les GeForce RTX, propose du ray-tracing matériel.

AMD, de son côté, a plusieurs fois confirmé son intérêt pour cette technologie et a notamment déposé un brevet pour l’introduction du ray-tracing dans ses prochains GPU, via une solution hybride, mi-matérielle, mi-logicielle. Elle pourrait être implémentée dans la prochaine itération de l’architecture RDNA, qui serait possiblement présente dans le GPU de la PS5. AMD parle également de la possibilité de faire du ray-tracing calculé depuis un serveur distant. Une option peu probable pour la nouvelle PlayStation qui ne semble pas miser plus que ça sur le cloud. Nous sommes donc loin du GPU de la PS4, assez proche de ce que proposait la Radeon HD 7800 sortie au second trimestre 2012.

Bref, le GPU et le CPU de la PS5 sont pour le moment mystérieux, mais se détachent tout de même quelques grandes lignes : finesse de gravure en 7 nm, 8 coeurs au minimum, du ray-tracing, du 4K en natif et du 8K en upscale… Reste à voir comment tout cela va être implémenté.

Dans son interview pour Wired, Mark Cerny évoque également une toute nouvelle expérience audio, beaucoup plus immersive, et ce sans matériel supplémentaire nécessaire, uniquement avec les enceintes d’une TV ou un casque stéréo. Difficile d’en savoir plus pour le moment, mais est évoqué encore une fois le ray-tracing qui, en plus de faire rebondir la lumière sur un objet, peut faire rebondir le son. Cerny précise également avoir eu quelques regrets concernant le son de la PS4, qui n’avait pas vraiment évolué depuis la PS3. PS4 qui tournait d’ailleurs avec un équivalent de la technologie AMD True Audio.

STOCKAGE EN SSD : LA VRAIE RÉVOLUTION

Là où les deux consoles de Sony devraient le plus se différencier, et où la prochaine creuserait un écart particulièrement important avec la précédente, c’est du côté du stockage. Un point primordial soulevé par Mark Cerny et qui a d’ailleurs été l’objet de la seule et unique démo de la console rendue publique jusqu’à présent. Ainsi, exit le bon vieux disque dur à plateau, place à un SSD ultra véloce. Rappelons en effet que, de base, la PS4 et la PS4 Pro intègrent un disque dur de 500 Go, 1 ou 2 To, tournant seulement à 5400 tours/minutes, sur une interface SATAIII. Un système de stockage d’un autre temps, qui est en train de tirer sa révérence sur les ordinateurs, aussi bien fixes que portables. Le SSD de la PS5, qui sera très probablement de 1 To au minimum, aura plusieurs avantages : des durées d’installation des jeux largement réduites (talon d’Achille de la PS4), des temps de chargement beaucoup plus courts et d’une manière générale, l’accélération de beaucoup de calculs, notamment le chargement des textures. La démo récemment diffusée était faite sur Marvel's Spider-Man : sur PS4 Pro, le voyage rapide d’un point à l’autre de Manhattan entraînait un temps de chargement de 8 secondes (15 selon l'article de Wired). Sur le nouveau hardware, on passe à moins d’une seconde. Impressionnant.

Le stockage est souvent un facteur secondaire sur ce genre de produit, mais l’arrivée du SSD dans la prochaine génération de PlayStation est probablement un vrai “game changer” et pourrait rendre l’expérience de jeu beaucoup plus fluide et agréable. Reste à savoir quelle technologie de SSD sera présente dans la PS5. Mark Cerny reste flou sur ce point, mais affirme que ce stockage est “plus rapide que tout ce que l’on trouve sur PC”. À l’heure actuelle, des acteurs comme Samsung - avec les puces V-NAND de 6e génération - ou SK Hynix - qui proposent de la NAND 4D 128 couches - représentent le fleuron en matière de constructeur de SSD, mais rien n’indique qu'on les retrouvera dans la PS5. Une chose est sûre : le coût d’un SSD a drastiquement diminué ces dernières années, tandis que les capacités de stockages ont explosé. Son arrivée dans une console de nouvelle génération n’a donc rien d’étonnant. On en trouvera d’ailleurs un dans “Scarlett”, la prochaine Xbox.


QUID DE LA RÉTROCOMPATIBILITÉ ?

L'enorme point commun entre la PS4 et la PS5, ce sont tout simplement leurs jeux, au lancement tout du moins. Mark Cerny l'a confirmé : tous le catalogue de PlayStation 4 fonctionnera sur la PlayStation 5. Un retour bienvenue, qui manquait clairement sur la console actuelle de Sony. Rappelons en effet que, étant donné les énormes différences d'architecture entre la PS3 et la PS4, les jeux de la première n'était pas lisibles sur la seconde. Sony avait trouvé un paliatif en proposant l'abonnement au PlayStation Now, qui permettait de lancer des titres PS3 via le cloud. Pour cette prochaine génération, rien de tout ça et vous devriez pouvoir relancer votre God of War, votre Uncharted 4 ou votre Bloodborne sans souci. Reste à savoir si les titres PS4 lus sur PS5 profiteront d'un quelconque boost technique (upscale en 4K, passage à 60 images/secondes...).

La PS5 a encore beaucoup de secrets à livrer : on attend notamment d’en voir plus sur ce fameux ray-tracing made in AMD, sur son interface et les services qui vont avec, ou encore sur la future manette (misons au moins sur un passage à l’USB-C). Une chose est sûre : les développeurs devraient être en terrain connu, puisqu’elle partagera les mêmes racines que la PS4 (plateforme x86), elle-même très proche d’une Xbox One… et donc d’un PC. Les mois à venir vont en tout cas être importants pour Sony : le constructeur pourrait bien distiller régulièrement quelques détails supplémentaires sur sa console, avant une présentation officielle durant les premiers de mois 2020.


Source: jeuxvideo.com

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